Marie-Pierre Brunel commence à s’intéresser à l’image au travers de techniques différentes allant du dessin à la vidéo en passant par la bande dessinée. Elle poursuit ses recherches d’agencement des images en ayant recours aux techniques de l’édition (gravure, sérigraphie, lithographie). Il en résulte quatre ouvrages imprimés thématiques « Space Hopi », « Bikini scalp », « Yepen », « Goulag Tattoos ». Elle s’inspire d’objets ethnographiques et de robots, de la représentation du corps féminin, du rapport entre l’Être humain et l’animal, de marqueurs corporels comme le tatouage.
Son langage plastique affirmé par une technique picturale personnelle qu’elle compare à la gravure d’une matrice d’impression apparaît sur des fonds noirs révélant des crânes, des personnages masqués pratiquant des danses rituelles. Ces propositions plastiques sont des détournements d’images vers des destinations surprenantes.
Les peintures et les dessins de Marie-Pierre Brunel relatent l’aventure de l’Être humain aux prises avec son environnement en cultivant ce concept freudien d’ « inquiétante étrangeté », faisant appel à ce malaise dû à une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne.

Alain Cardenas-Castro, Musée de l’Homme

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