CV – Textes – Presse

mariepierrebrunel(at)yahoo.fr
née en 1985, vit et travaille à Paris et Saint-Denis.

Formation

École supérieure d’art et de design de Marseille-Méditerranée, félicitations du jury (2014)
Atelier de Piotr Klemensiewicz et Sylvie Fajfrowska
École européenne supérieure de l’image d’Angoulême (2007)

Expositions personnelles et en duo

2018 Ashes for milk, Galerie Les Limbes, Saint-Etienne (duo avec Camille Fisher)
Won’t you dance with us, Le 9 bis, (duo avec Camille Fisher) Saint-Etienne
Women in trees, La Régulière, Paris
Orixàs, Galerie Paul Ripoche, Lyon
2017 She fell through the chimney, petit B, Nantes
Bibliothèque du Musée de l’Homme, Paris (en duo avec Diana Quinby)
Daydream, Darkness, Disgrace, Arts Factory, Paris
2016 Mondfänger (duo avec Maël Nozahic) KvB/A, Meisenthal
Abraxas, Galerie E², Bruxelles
2014 Corps sous-marins, Le lièvre de mars, Marseille
2013 Vallonia, Kraniche bei den Elbbrucken, Hambourg
Vallonia, Bei Koc, Hannovre
Yokogaga, Galaxy Gallery, Tokyo

Expositions collectives (sélection)

2019 Anti-Aufklarüng, Le Point Ephemère, Paris
On est tou.te.s passé.e.s par là, le 6B, Saint-Denis
Galerie au Médicis, Paris
Lexique de l’imprévu, olympique de la macule, le Vecteur, Charleroi
2018 Imagi, Galerie Paul Ripoche, Lyon
Saló, salon du dessin érotique, Paris
Shellebrity, Galerie municipale Julio Gonzales, Arcueil
Papier Carbone, BPS22, Charleroi
Le 6b dessine son salon, le 6b, Saint-Denis
2017 Hier vloekt men niet, Centre National de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière
Rebel Rebel #2, FRAC PACA, Marseille
A Great Opening, Chaisdeny, Clamart
Le Merveilleux, Abbaye Royale du Montcel, Ponpoint
Jungles, Le 6B, Saint-Denis
Gueules cassées, collectif Körper, Local 223, Brest
2016 Rebel Rebel, Frac PACA, Marseille
Persona, étrangement humain, Musée du Quai Branly, Paris
2015 Underground, Cité internationale des arts, Paris
Mutiny 3D, Cabal Enterprises, Denver
2014 Body frequencies, Popper publishing, Riga
Posada, Signal return, Detroit
2013 Le Printemps de l’art contemporain, Marseille
2012 Á l’arrache, Les Abattoirs, Riom
Mania, Gallery Rajatila, Tempere
2011 L’étrange festival, le Cabinet des curieux, Paris
Vampyr, Hôtel Saint Simon, Angoulême
Ultimo Grito, Vertigo Galeria, Mexico DF
2010 L’armée noire, La plate-forme, Dunkerque
Le Dernier Cri, Libraria Jumatatea Plina, Bucarest
Galerie Déborah Zafman, Paris
2009 Le Dernier Cri, Institut français de Prague

Éditions

2019 Skene, édition culture commune, impression offset et sérigraphie, 20 pages, 150 ex.
2018 Pop Zine n°5, édition 476, risographie, 75 ex.
Asuràs, édition White Rabit, impression offset, 16 pages, 150 ex.
2017 Morales, éditions Atelier Césure, quadrichromie, 12 pages, 50 ex.
Lévitations, éditions 476, format A4,impression RISO 2 couleurs, tirage 70 ex.
Sol fertile des sacrifices, éditions les crocs électriques, impression numérique, 36 pages.
2016 Icosaèdre tronqué, éditions Copie Double, 100 ex.
Abraxas, éditions E², risographie et sérigraphie, 24 pages, 100 ex
Douces amitiés, offset, 2 passages couleurs, 30 ex (coll.Frac PACA)
2015 Corps sous-marins, sérigraphie, 6 passages couleur, 24 pages, 25 ex (coll.Frac PACA)
2014 Rhodoïd, offset, 2 passages couleur, 40 ex (coll. Frac PACA)
2012 Goulag Tattoos, Le Dernier Cri, linogravure et typographie, 100 ex (coll. Frac PACA)
2011 Yepen, Le Dernier Cri, sérigraphie 7 pass. couleur, 200 ex
2009 Bikini Scalp, Le Dernier Cri, sérigraphie 4 passages couleur, 175 ex (collection Frac PACA)
Space Hopi, Le Dernier Cri, sérigraphie 5 p passages couleur, 100 ex

Fanzines et publications collectives

ElviFrance L’infernal éditeur, Orange Errance, Joie Panique-Fantasma, MUET, Etapes, Fanzine carré (CH), Avorton, Banzaï, Gestrococlub, Viande de chevet, Le Crachoir, La tranchée racine, Poil Superflu, Hopital Brut, Gehen, Black eyes (USA), Qué Suerté (E), Kuti-Kuti (Fi), Kus (Lva), Ax magazine (J) Terreur nocturnes, Devils, Angel cassoulet, Chambre pâle, Mutiny 3D (USA), Alkom’X, Ultimo grito, Asiatroma, Ventre de femme, Gonzine, Rooms Magazine (UK), Plateform magazine, Saele (Gr), Popper magazine (Lva).

Résidences

2019 Le Vecteur, Charleroi, Belgique
2017 Culture Hotel, Leysin, Suisse
2016 KVB/A Meisenthal
2016 ARL, Lycée Blaise Pascal, Marseille

Textes

Marie-Pierre Brunel s’est investie dans le monde de l’illustration et de la micro édition par le dessin, la sérigraphie et autres techniques d’impression. Le monde de l’enfance et sa coexistence avec un environnement naturel chargé de sentiments étranges, les figures masquées entre vie et mort, les frontières entre le monde matériel et le monde des esprits occupent une place grandissante dans sa création. L’intérêt actuel pour les Orixás figure parmi ses recherches les plus récentes. Elle vit et travaille à Paris et Saint-Denis. Diplômée de l’Ecole Nationale d’Art et de Design de Marseille en 2014, et de l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2007. Invitée à de nombreuses expositions collectives et personnelles, son oeuvre est promis à un bel avenir.
Galerie Paul Ripoche, 2018

Marie-Pierre Brunel commence à s’intéresser à l’image au travers de techniques différentes allant du dessin à la vidéo en passant par la bande dessinée. Elle poursuit ses recherches d’agencement des images en ayant recours aux techniques de l’édition (gravure, sérigraphie, lithographie). Il en résulte quatre ouvrages imprimés thématiques « Space Hopi », « Bikini scalp », « Yepen », « Goulag Tattoos ». Elle s’inspire d’objets ethnographiques et de robots, de la représentation du corps féminin, du rapport entre l’Être humain et l’animal, de marqueurs corporels comme le tatouage.
Son langage plastique affirmé par une technique picturale personnelle qu’elle compare à la gravure d’une matrice d’impression apparaît sur des fonds noirs révélant des crânes, des personnages masqués pratiquant des danses rituelles. Ces propositions plastiques sont des détournements d’images vers des destinations surprenantes.
Les peintures et les dessins de Marie-Pierre Brunel relatent l’aventure de l’Être humain aux prises avec son environnement en cultivant ce concept freudien d’ « inquiétante étrangeté », faisant appel à ce malaise dû à une rupture dans la rationalité rassurante de la vie quotidienne.
Alain Cardenas-Castro, Musée de l’Homme, 2017

Marie Pierre Brunel est née en 1985. Originaire de Montbéliard, elle vit et travaille à Paris. A l’instar de sa formation passée par l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême puis l’École supérieure d’art et de design de Marseille, le travail de Marie-Pierre Brunel oscille entre dessin, illustration, édition et peinture. Après un long séjour au sein du Dernier Cri entre 2010 et 2014, où elle s’immerge au cœur de la scène undergraphique tout en développant sa pratique de la sérigraphie, elle intègre comme assistante l’atelier du plasticien Damien Deroubaix.

Dans le même temps son travail personnel, essentiellement centré sur les arts graphiques, va évoluer vers une approche résolument picturale en se nourrissant de références telles que le chamanisme, l’art brut ou l’anthropomorphisme, créant ainsi des personnages hybrides dotés de monstruosités et d’anomalies singulières. Jeux de masques, rituels ancestraux, croyances populaires et squelettes d’animaux confèrent une atmosphère sombre et inquiétante aux acryliques grand format de Marie-Pierre Brunel. Elles sont présentées pour la première fois à Paris à l’occasion de l’exposition DARKNESS.
Arts Factory, 2017

Les peintures de l’artiste Marie-Pierre Brunel campent un univers étrange, à limite de la réalité, convoquant les imaginaires populaires et mettant en scène l’enfance. Pour donner à ces images toute leur valeur intemporelle, l’Atelier Césure imagine une édition où les portraits d’enfants en pieds sont mis en face de morales de fables du 18ème siècle. Ainsi, ils semblent animés, scandant avec force des leçons de vie.
Le format de Morales rappelle celui des fabliers, et la mise en page, aux accents classiques, défie par endroit la métrique, bousculant les compositions typographiques pour faire surgir les mots, comme des cris.
Atelier Césure, 2017

L’artiste collectionne, compile, accumule toutes sortes de documents formant une bibliothèque de matière première nécessaire à sa production (anciennes publicités, manuels d’éducation, images encyclopédiques, gravures du folklore de différents pays…). Ces images sont par la suite conjuguées, détournées, disloquées ou collées les unes aux autres, offrant un univers singulier de mutations visuelles.
Son travail tourne autour des thèmes du masque, du déguisement, de l’animalité, des rituels ancestraux, de l’inquiétante étrangeté. On trouve de l’étrange, voire du fantastique, autant dans ses dessins que ses peintures, gravures, et collages.
L’artiste a exposé à Marseille, Hambourg, Tokyo, Forcalquier… Marie-Pierre Brunel a participé à de nombreux fanzines, magazines, et livres collectifs (Avorton, Banzaï, Gestrococlub, Viande de chevet, Le Crachoir, La tranchée racine, Poil Superflu, Hopital Brut, Gehen, Black eyes (USA), Qué Suerté (ES), Kuti-Kuti (Fi), Kus (Lva), Ax magazine (Ja)…).
Galerie E², Bruxelles, 2016

Presse

Interview France Culture, émission Mauvais Genre du 29.09.18

Article dans Art & Métiers du Livre N° 330 – Janvier-Février 2019

Interview Beware Mag 12.18

Interview Blog Les Créativantes 11.10.2018


Après les accrochages rétrospectifs liés à son vingtième anniversaire, Arts Factory revient à ce qui fait sa force : révéler les jeunes talents de la scène graphique underground internationale. Un trio se partage l’espace. Nobu, soit Wataru Kasahara, offre avec Disgrace un pendant torturé à son œuvre musicale ; la Franco-Suédoise Rebecka Tollens propose Daydream, journal intime à la mine, particulièrement plombé ; tandis que la Parisienne Marie-Pierre Brunel s’échappe avec Darkness du côté obscur du mythe et du conte… Des visions sombres et désenchantées pour commencer l’année.
Télérama, Bénédicte Philippe, 2017

Le supergroupe composé de Forever Pavot, le projet d’un seul homme qui ressuscite le psychédélisme des 60’s ; et de Calypso, une formation de pop exotique au parfum de cocotier. Pourquoi l’écouter ? Mélodies colorées psychotropes, distorsions idoines et chœurs chamallow-esques : on nage en plein dans un délire sous LSD qui ne virerait pas au bad trip. La belle pochette peinte à l’aquarelle par Marie Pierre Brunel transporte Alice au pays des merveilles dans une jungle luxuriante.
Les Inrockuptibles, Bettina Forderer, 2016          

«Le travail de Marie-Pierre Brunel oscille entre dessin, illustration, édition et peinture. Elle se nourrit de références comme le chamanisme, l’art brut ou la transformation pour créer des personnages éphémères dotés de monstruosités et d’anomalies particulières.
“Chamanisme” est une série de peintures à l’acrylique sur papier aquarelle ou la notion “d’inquiétante étrangeté” donne naissance à des êtres aux visages cachés, effrayants et squelettiques. “Corps sous-marins” explore le symbolisme d’une époque révolue. Des personnages hors du temps fusionnent avec des éléments aquatiques. Dessinées sur un papier de récupération en petits formats, les images mettent en scène le règne animal et végétal.
Marie-Pierre Brunel a aussi réalisé “Yepen”, une édition composée de planches sérigraphiées dont l’emploi des couleurs primaires en transparence fait référence aux illustrations des années 50. Des corps montés de squelettes d’animaux confèrent à l’ouvrage une atmosphère inquiétante. Le médium, au service du propos, conduit l’artiste à la création de nouvelles formes…»
Etapes magazine spécial diplômés, Claire Gadault, 2015